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2007 : Croire à la Belgique ?

MAIS pourquoi Grand
Dieu L’appel s’intéresset-
il maintenant au sort
de la Belgique ? »

Est-ce bien le rôle du
« magazine chrétien de
l’événement » non seulement de se
pencher sur pareille question, mais de plus
de l’afficher dès sa première page ? Tandis
que se profile une nouvelle année, d’autres
sujets ne méritaient-ils pas qu’on s’y
arrête ? Et par exemple, certaines de ces
questions latentes et/ou brûlantes que l’on
vit au sein de l’Église, en Belgique ou dans
le monde ?

Tout lecteur de notre magazine le sait : L’appel est à l’écoute de ce qui se passe
dans l’Institution « Église ». Nous revenons ainsi longuement, dans ce numéro,
sur ce que peuvent cacher les velléités de retour à la messe en latin selon le
rite dit « tridentin », c’est-à-dire celui d’avant le Concile Vatican II.

L’appel n’est pas insensible non plus à ce qui se passe dans l’Église qui est en
Belgique, et aux évolutions qui s’y déroulent en sens divers. À l’heure où nous
mettons sous presse, nous sommes ainsi assez bousculés par les décisions qui
viennent d’être prises par l’évêque de Tournai, Mgr Harpigny, de se défaire de
son Vicaire général Paul Scolas et de celui qui a porté pendant de nombreuses
années, avec brio, la communication du diocèse, Frédéric Blondiau. Il s’agissait
là d’hommes exceptionnels dont on comprend mal qu’un responsable d’Église
entende prendre congé sans véritable forme de procès.

Cette question prend d’autant plus de poids que l’on murmure que l’évêque
de Tournai pourrait bien être un jour le successeur du cardinal Danneels. Un
Wallon succéderait ainsi à un Flamand. Mais un Wallon pour qui la langue
flamande n’a rien d’étranger… et qui a le mérite d’être plutôt en odeur de
sainteté dans les milieux qui comptent au sein de l’Église-Institution.

Les évolutions en cours dans cette structure nous posent souvent question.
Nous n’hésitons pas à en parler quand il y a « vraiment » événement.

Car, comme nous avons l’habitude de le dire, nous sommes bien un « magazine
chrétien de l’événement » et non un magazine de l’événement chrétien.

C’est dans ce sens que l’orée 2007 nous interpelle aussi sur le plan politique.
Le scrutin fédéral qui aura lieu cette année fera événement. Il entraînera
inéluctablement le pays vers de nouvelles réformes dont on ne sait, à terme,
où elles le mèneront.

Pas plus sur cette question que sur d’autres, L’appel n’a un point de vue à
défendre ni une opinion à inculquer à ses lecteurs. Cet événement-là nous
pose simplement question. Et, en tant que francophones, nous amène sans
doute à la poser autrement que si nous étions un magazine flamand. C’est ce
que nous ferons dans ce numéro. En étant sûr que, sur ce point comme sur
d’autres, le rôle de la presse est de fournir à ses lecteurs le moyen de se forger
leurs propres opinions, personnelles et individuelles.

À une époque où le dogmatisme et les donneurs de leçons n’ont plus de
raisons d’être, c’est ainsi que L’appel entend considérer ses lecteurs. En 2007,
c’est toujours ainsi qu’elle leur accordera tout le respect qui leur est dû.

Bonne année à tous.

Mot(s)-clé(s) : L’édito
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