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Noël dans la sobriété

LA VEILLE de la Toussaint, l’équipe de L’appel et des centaines d’anciens
élèves du Petit Séminaire de Floreffe ont porté en terre notre ami
Louis Dubois.

Une partie d’entre vous, amis lecteurs, aviez in extremis été avertis de
la disparition de notre secrétaire de rédaction par une feuille
volante que nous avions réussi à glisser dans notre numéro de
novembre, alors à l’impression. Mais tout le monde n’a sans doute pas appris
à temps ce départ pour pouvoir rendre un dernier hommage à cet homme
grand, brillant, mais aussi simple et bon qu’était l’abbé Dubois.

À cette occasion, certains de nos lecteurs, et non des moindres, nous ont adressé
leurs condoléances. Je les en remercie ici au nom d’une rédaction qui a été frappée
par ce départ inopiné et a été touchée par ces marques de sympathies.
Quelques jours après les funérailles de notre ami, nous nous sommes retrouvés,
comme chaque mois, dans la petite pièce du séminaire de Floreffe où
nous tenons nos réunions mensuelles de rédaction. Un endroit où Louis
Dubois nous accueillait depuis qu’il avait rejoint l’équipe de L’appel, en 1993.

Et dans ce local, ce 5 novembre dernier, l’esprit de Louis était inévitablement
avec nous.

Il n’est sans doute pas étranger aux choix rédactionnels de ce numéro « de
Noël » qui arrive, comme d’ordinaire, en tout début décembre, alors que
l’Avent commence à peine, que les magasins sont encore dédiés à Saint
Nicolas et que, dans bien des familles, on se soucie plus de la manière dont
sera franchi le cap des examens de décembre que des conditions dans lesquelles
on « passera les fêtes ».

Louis Dubois était un homme simple, ayant vécu dans la simplicité et le don
à l’autre. Il ne pouvait qu’inspirer notre modeste approche de Noël autour du
thème de la sobriété.

On ne trouvera pas ici d’articles vengeurs contre les commerçants qui auraient
tué le sens de la fête ou sur la gabegie qui s’empare alors d’une partie du
monde aux dépens d’une autre. Ce genre de dénonciations a déjà été fait
mille fois. On ne peut que les soutenir. Mais on ne peut pas non plus renier
que notre monde a besoin de moments célébrations et de fêtes, et que « faire
la fête », même modérément, s’accompagne toujours de quelques « extras ».

Alors que chacun se prépare à quelques jours d’oubli des soucis quotidiens, nous
avons pensé qu’il pouvait être bon de rappeler que d’autres modes de vie sont
possibles. Tout simplement. Aussi simplement que fut la vie de notre ami Louis.
Dans la sobriété et la simplicité, préparons-nous à Noël. N’est-ce pas ainsi que
nous pourrons dire sans arrières pensées « Joyeuses fêtes » ?

Bon Noël à tous.

Mot(s)-clé(s) : L’édito
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