N°320-Octobre 2009-Dons d’organes : le sens du geste


Éditorial
-  Gaspillages ?

À la une
- DAMIEN : Héros (presque) malgré lui
- AGRICULTURE FOLLE :Jeter le lait pour survivre ?
- POUR SOUTENIR L’APPEL : :Pourquoi pas le double legs ?

Signe
- CARITAS IN VERITATE : Une encyclique pour tous ?
- MADE IN MANAGUA : Jésus interviewé
- CATHOLIQUES ET PROTESTANTS : En dialogue
- DU CULTUEL AU CULTUREL : Églises cherchent repreneurs

Éclairage
- Davantage de dons d’organes ?
- Dédommager le don d’organes ?
- « C’est difficile de recevoir »
- Marché sans but lucratif

Ça se passe comme ça
- L’aubaine, conversion d’un presbytère

À contre courant
- GRIPPÉE : Attendre ? Ou pas ?

Rencontre
- José Davin : « Homo ou hétéro : on ne choisit pas »

Eh ben ma foi
- RÉVOLUTION : Vous avez dit démocratie ?

Puits
- OCTOBRE : D’or et et d’argent

Parole
- Le 100 m de Jéricho

À voir
- EUROPALIA : Rêves de mandarin

À lire
- INTERGÉNÉRATION : L’une écrit et l’autre lit


edito 

GASPILLAGES ?

150.000 litres à Chimay. 500.000 à Nandrin. 200.000 à Fosse-la- Ville… La litanie des tonnes de lait déversées sur des champs de Wallonie fait ces derniers jours la Une de l’actualité. L’image, à chaque fois, est impressionnante : des jets de lait s’échappent comme autant de fontaines blanches de citernes tirées par des tracteurs, recrachant à la face de la terre ce liquide devenu, semble- t-il, sans intérêt. L’image, aussi, ne peut que déranger. Le lait n’est-il pas fondamentalement lié à vie ? Il est le premier contact du petit à peine né avec l’univers où il va grandir. Il est la première « nourriture » de tout être humain. Sans lait, pas de vie. Du biberon aux premières crèmes. Du yaourt aux fromages. À la récré de dix heures, jusqu’à ces derniers temps, c’était une petite bouteille de lait, parfois fournie gratuitement par l’école, qu’on était presque obligé de boire afin, disait-on, de « bien grandir », avoir de bons os et de belles dents. Le lait était essentiel à chaque stade de l’existence. Jusqu’aux grands-parents qui ne montaient pas dormir sans avoir bu leur bol de lait chaud. Le lait était aussi précieux que l’or. Et, dans bien des familles, on évitait d’en gaspiller la moindre goutte. Le lait fait partie des fondamentaux. Des choses auxquelles on a appris que l’on ne touchait pas. Et voilà qu’on le répand sur un champ comme on le jetterait à l’égout. Et ceux qui perpètrent de tels actes ne sont pas d’ignobles criminels ou d’horribles iconoclastes. Mais ceux qui ont lui consacré leur vie. Verser sa raison d’être à la décharge est un acte de désespoir. La démonstration qu’on se trouve face à un mur. Mais ce geste peut-il être bien reçu par tous ? Alors que l’on parle de sauvetage de la planète, de nécessité de mobilisation générale pour les générations futures, de développement durable, de consommation raisonnable, de l’urgence de partager… comment comprendre qu’on se défasse ainsi d’un des premiers trésors de l’humanité ? Marquant, choquant, le déversement de millions de litres de lait avait comme premier but de réveiller les consciences. De toucher les esprits par un événement fort, presque insoutenable, relayé avec condescendance par des médias trop heureux de pouvoir montrer une image aussi « parlante ». Il y a plus de trente ans, de la même manière, des bonzes vietnamiens s’immolaient par le feu devant les caméras pour réclamer la fin d’une guerre qu’ils estimaient inhumaine. Notre société du spectacle exige des causes dramatiques qu’elles en viennent à produire des actes désespérés. Mais à qui profitent-ils vraiment ? Et améliorent- ils dans le bon sens le vivre ensemble et l’espoir d’un futur meilleur ? Un peu de soleil dans le désespoir serait, de temps à autre, le bienvenu…

Frédéric ANTOINE



Dons d’organes : le sens du geste

Donner un organe. On peut le faire de son vivant (voir plus loin), ou lorsque la mort survient. À ce propos, le refus de l’entourage du défunt reste le maillon faible de la chaîne de solidarité organisée depuis de nombreuses années autour du don d’organes. Mieux vaut donc mener la réflexion bien avant l’instant tragique.
Pour obtenir le dossier, n’hésitez-pas à acquérir le numéro d’octobre 2009 de
 (lire plus ...)