N°324-Février 2010- Alzheimer : comment gérer la démence ?
Éditorial
Une non-nouvelle ?
À la une
NON MARCHAND : Horreur, « Bolkestein » revient !
REVOILÀ LE CARÊME : Les paysannes en vedettes africaines
INTERNET ET CONTREFAÇONS : Médicaments : un commerce criminel
Signe
VITRINE DU MAGHREB : Espace Magh, une passerelle vers le Sud
KÉSAKO ? : Chrétiens de gauche, ça existe ?
SEX-TOY et SAINT-VALENTIN : Pimenter l’amour ?
Éclairage
ALZHEIMER, UNE DÉMENCE PARMI D’AUTRES
Maman, où es-tu ?
Le cantou, autour de la cheminée
Et si on « baluchonnait » ?
Ça se passe comme ça
INTERRELIGIONS : Chercher la paix au quotidien
À contre courant
PANIQUÉS :Humbles discrétions
Rencontre
JEAN-CLAUDE SERVAIS : « Je ne reste pas une semaine sans aller en forêt ! »
Eh ben ma foi
BÉATIFICATION : Être ou ne pas être martyr
Puits
FÉVRIER : Trop ou pas assez
Parole
Le petit balayeur
À voir
FRIDA KAHLO : Un œil noir te regarde
À lire
RELATION : La parole fait vivre
Une non-nouvelle
Une nouvelle, c’est quelque chose de neuf, d’inattendu, voire d’étrange. On la définit comme un déséquilibre par rapport à une situation vécue à un moment donné, comme le surgissement de l’anormalité dans la normalité. Ce « souverain poncif » journalistique l’énonce à merveille : un train qui arrive à l’heure, ce n’est pas une nouvelle. Hormis à la SNCB, c’est la règle. Ce n’est que si le train n’arrive pas à l’heure que naît la nouvelle : la situation devient anormale. Et tout le monde de s’interroger sur les raisons du retard.
En regard de cette définition, la nomination du successeur de Mgr Danneels, que nous venons de vivre comme un feuilleton télévisé, ne peut être considérée comme une « nouvelle ». Que celle-ci soit par ailleurs bonne (ce qui est rare) ou mauvaise (ce qui arrive la plupart du temps). Ce n’est pas une nouvelle parce qu’en raison de l’état de la gouvernance actuelle de l’Église catholique, on ne pouvait « raisonnablement » que s ’y attendre. La nomination survenue n’a rien d’anormal. Elle est dans la ligne de la normalité ecclésiale romaine la plus pure et la plus conventionnelle. C’est-à-dire la norme d’une Église dont la hiérarchie remet l’accent notamment sur les dogmes, la rectitude morale irréprochable, la solennité des célébrations et la piété populaire. Une Église qui se rapproche davantage des intégristes catholiques que des autres confessions chrétiennes. Une Église qui considère presque Vatican II comme un accident de l’histoire et porter à nouveau le prêtre au pinacle. Une Église qui valorise ainsi la verticalité plutôt que l’horizontalité, là où se trouve le « vrai » peuple de Dieu. Une Église qui préfère ne rassembler que les croyants ultra-convaincus et choisit de se retirer du monde… Pareille institution ne peut choisir de nommer parmi ses pairs que ceux qui se rapprochent de ce type de convictions. D’autant que la hiérarchie ecclésiale est convaincue que c’est ainsi qu’elle reconquerra le monde. Espérer que la personne choisie pour succéder au cardinal eût été un homme de Dieu quelque peu différent était mobilisateur et utile pour la vie de l’ « Église d’en bas ». Mais, sachant ce qui se passe dans les sphères du pouvoir, c’était aussi totalement utopiste. Pour faire aujourd’hui carrière dans l’Église romaine, il y a lieu de parvenir à marier deux profils : celui du pape précédent, médiatique, comédien, séducteur, « proche des gens » et au parler vrai. Et celui de l’actuel, intellectuel, rigoureux, austère, sévère, n’écoutant pas ses conseillers, mais aussi rusé, fin stratège, et à ce titre capable des pires déclarations. Car ce sont elles qui créent les buzz médiatiques, bâtissent les personnages et assoient les réputations. On pouvait depuis des mois faire le tour de l’épiscopat belge cette check-list en main. Un nom, plus que d’autres, surgissait immanquablement de la mitre. Donc non, l’annonce qui a tant mobilisé les médias n’était pas une nouvelle. Seulement une confirmation. Dont il restera demain à évaluer toutes les conséquences. Et là, on risque bien de ne pas manquer de nouvelles qui ne pourront laisser sans réactions.
Frédéric ANTOINE
Alzheimer : comment gérer la démence ?
La maladie d’Alzheimer touche des personnes de plus en plus nombreuses. Cela pose de grandes difficultés aux familles. Les liens affectifs qui les unissent au malade sont ébranlés, que ce dernier reste à domicile ou qu’il soit placé dans un home. Des initiatives existent pour soutenir l’entourage. Mais les places manquent...Pour obtenir le dossier, n’hésitez-pas à acquérir le numéro de février 2010
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