N°325-Mars 2010- Facebook : la nouvelle façon d’exister


Éditorial
- Une bonne cliente ?

À la une
- CANDIDATS À L’IMMIGRATION :

- Recalés à Calais
- Des démarches jusqu’au cou
- L’Europe, une forteresse

- ENCORE UNE JOURNÉE INTERNATIONALE :Femmes : au-delà des convaincu(e)s

Signe
- FACEBOOK :

- Une nouvelle façon d’être
- Un écran, quelques amis

- PORTRAIT : La croix et la manière

Éclairage
- DANS L’OEIL DU FUTUR : 18 janvier 2010. Et après ?

Ça se passe comme ça
- PAROLE DE PROF : Partager l’amitié de Dieu

À contre courant
- Quick funérailles

Rencontre
- HAMADI : « J’ai des appartenances à géométrie variable »

Eh ben ma foi
- Puni par Dieu ou par les hommes ?

Puits
- MARS : Des histoires d’hommes

Parole
- Flagrant délit

À voir
- 3 EN 1 : Les fils de l’anneau

À lire
- COMMANDEMENTS : Lois du coeur mode d’emploi


edito 

UNE BONNE CLIENTE

À quelque chose « malheur » peut-il être bon ? L’événement vécu par l’Église de Belgique le 18 janvier dernier a en tout cas eu une conséquence visible : pour la première fois depuis des années, la religion catholique est revenue en force à la Une. À la Une des médias, bien sûr, mais pas vraiment à la Une de l’actualité. Car, une fois la nomination épiscopale annoncée, quelle autre actualité religieuse a-t-elle nourri les médias au point de les retrouver inondés de propos sur l’Église et la religion ? Aucune. Pendant des semaines, le petit monde de la communication a exploité un événement unique. En tirant sur sa corde de toutes les manières possibles, de portait en débat, de reportage en documentaire, d’interview plus ou moins « vérité » et en supputations murmurées.

Mais le débat a-t-il avancé d’un iota ? À l’occasion de cette actualité, a-t-on fréquemment abordé les questions de fond, celles qui préoccupent le chrétien de la base, qui essaie vaille que vaille de se dépêtrer dans son « être Église » au quotidien ? Ou a-t-on ressassé ce qui émerge si aisément à l’écume de l’iceberg médiatique et dont la répétition semble tellement faire plaisir aux acteurs de la planète journalistique ?

Chacun tirera une leçon personnelle du fol mois d’agitation médiatique autour des questions religieuses que nous venons de vivre. Mais beaucoup, sans doute, n’y puiseront pas un sentiment d’espoir et de promesse. Tel n’était d’ailleurs pas le but des médias, beaucoup plus pragmatiques. Ceux-ci avaient l’occasion d’exploiter à fond un personnage qui se prête plus que de bonne grâce à toutes les facéties qui rendent si séduisant le jeu médiatique. Ils ne s’en sont pas privés.

D’autres supports ont profité de l’occasion pour reparler de l’Église, qu’ils ont un peu traitée comme des explorateurs découvrant une tribu reculée du fond de l’Amazonie. On n’a ainsi pas hésité à d’affirmer qu’on enquêtait sur « les derniers catholiques », alors que le sondage sur lequel se basait cette affirmation estimait à plus de 60% les Belges qui se disent encore « catholiques ». Et on a réussi à susciter un énorme buzz médiatique à partir des simples propos d’un homme politique sur sa foi, alors que ces mêmes déclarations avaient déjà été faites… dans L’appel. Et pas hier : en octobre 2003 !

C’est l’Église qui fait vendre qui a fait la Une des médias ces dernières semaines. Une Église qui fait acheter du papier (ou de l’Internet) et permet aux Tv de vendre cher les spots publicitaires qui encadrent ces « bons » programmes. Cette Église et cette religion-là existent. Assurément. Mais ce ne sont pas celles de L’appel. Nous essayerons une nouvelle fois de le montrer dans ce numéro. Bonne lecture.

Frédéric ANTOINE



DANS L’OEIL DU FUTUR : 18 janvier 2010. Et après ?

La nomination du nouvel archevêque a déjà fait couler des tonnes d’encre, rempli des kilomètres de papier-journal, et occupé d’innombrables heures d’émissions de radio et de télévision. L’appel ne peut toutefois s’abstraire du débat, ni de prendre position. Non face à un homme, mais à un « système ». Et en mettant la réflexion en perspective, sans pleurer un événément (prévisible) ni se focaliser sur des
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