Est-on son cerveau ?
Est-on son cerveau ?
Le cerveau est un sujet à la mode et on le met désormais à toutes les sauces : il y en aurait un gauche et un droit, un cerveau reptilien, il serait responsable de nos maladies, de nos croyances, de nos peurs et de nos addictions… Mais qu’en est-il exactement ?
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Ces dernières décennies, plusieurs auteurs se sont penchés sur la question délicate du fonctionnement du cerveau. À 37 ans, Jill Bolte Taylor, chercheuse en neurosciences à Harvard, est victime d’un accident vasculaire cérébral. « J’ai assisté à la dégradation de mes facultés au point qu’en l’espace de quelques heures je ne pouvais plus marcher, parler, lire, écrire, ni même me rappeler à quoi ma vie ressemblait jusque-là », confie-t-elle dans le livre Voyage au-delà de mon cerveau.
Elle y présente notamment sa théorie de l’asymétrie cérébrale. Selon elle, les deux hémisphères cérébraux seraient complètement séparés physiquement (mais reliés par un pont, le corps calleux) et traiteraient l’information de manière différente. Le “cerveau droit” fonctionnerait dans l’“ici et maintenant” et associerait dans l’instant le ressenti global des sens (bruits, odeurs, images, état du corps dans l’espace, etc.). Le “cerveau gauche”, de son côté, penserait de façon linéaire et comparative, notamment dans le temps. Il catégoriserait et organiserait les moments, les comparerait aux événements passés afin de projeter les possibilités futures. Il serait responsable du langage et gérerait la séparation et la distinction des choses.
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