La coopération au développement mise à mal

La coopération au développement mise à mal

Dans un monde frappé par de multiples conflits et crises, l’appui aux populations pauvres, notamment dans le du Sud global, ne fait plus partie des priorités politiques des pays riches, États-Unis d’Amérique en tête.

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Publié le

24 mars 2025

· Mis à jour le

25 mars 2025
Une main en train de découper avec un petit couteau des pièces de monnaie

Les aides aux pays défavorisés sont dans le collimateur des gouvernements.

Alors que les guerres en cours ne seront pas résolues « en deux semaines » par Donald Trump dans son bureau ovale, on est loin du thème Développement, nouveau nom de la Paix qui était celui de la première Décennie du Développement instaurée en 1961 par l’Organisation des Nations unies, sur proposition du président Kennedy. Il en est de même des propos tenus par le pape Paul VI devant cette même assemblée en 1965, plus d’un an avant son encyclique Populorum progressio : « Plus jamais la guerre. C’est la paix qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité. » Et en Belgique, le lancement de l’Opération 11.11.11 remonte à plus de soixante ans, le jour de l’anniversaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

FÂCHEUX RETRAITS

Depuis lors, bien des instances et leaders ont prôné à travers le monde le développement durable pour l’humanité tout entière et pour la sauvegarde de la création. Mais voici que la fermeture de l’Agence américaine d’aide au développement (USAID) a été décrétée par le milliardaire Elon Musk, “ministre” de l’Efficacité gouvernementale. Or elle finance abondamment de nombreux acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux dans le monde. Et plusieurs pays prennent la même voie, telle la Belgique dont le nouveau gouvernement a choisi de diminuer de 25% le budget annuel de la Coopération au développement, tout en prévoyant une augmentation des dépenses pour la défense en armes et en troupes. Cette décision a valu la visite de Théo Francken, ministre N-VA de la Défense nationale, auprès du Gouvernement wallon, actionnaire de la Fabrique nationale (FN) basée à Herstal. Avant et après les dernières élections, il avait d’ailleurs été question, spécialement du côté de la N-VA, de réduire de moitié la coopération ou de le régionaliser.

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