Les jardins thérapeutiques de Therra soignent les fragilités
Les jardins thérapeutiques de Therra soignent les fragilités
Née en plein Covid, à l’ombre d’un site jésuite à Wépion, l’ASBL Therra a d’abord été un jardin ouvert aux retraitants. Aujourd’hui, elle déploie ses “soins verts” en plusieurs lieux en Wallonie et accompagne des publics fragilisés, en s’appuyant sur un socle scientifique solide… et sur une intuition simple : le vivant régule l’humain.
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La nature… Un mot fourre-tout que l’on a rangé dans bien des brochures, des slogans, des photos de calendrier. Pour Anne-Claire Orban, fondatrice et coordinatrice de l’ASBL Therra, elle n’est pas un décor, mais un lieu où l’on revient quand on s’est un peu perdu en cours de route. Anthropologue de formation, spécialisée en anthropologie médicale, Anne-Claire a longtemps travaillé sur une question simple et immense : qu’est-ce qui fait vraiment du bien à un être humain ? Et pourquoi ? Choisissant de rester au plus près du terrain : l’éducation permanente, l’inclusion sociale, l’intergénérationnel.
Avec son compagnon, elle découvre que lorsque l’on travaille dehors, les corps se détendent plus vite, qu’il y a moins de fatigue, plus de joie. Un jour, un réfugié lui dira, la bêche encore entre les mains : « La terre, ça permet que la peine tourne moins dans la tête. »« C’est là que je me suis rendu compte que la nature pouvait devenir le vecteur d’une véritable reconnexion à soi », confie-t-elle. Cette phrase-choc, elle ne l’oubliera pas. Elle lui donnera même l’envie de lancer son propre projet autour de la nature, Therra.
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