Valère Burnon, tout le plaisir de la musique
Valère Burnon, tout le plaisir de la musique
Les amateurs du Concours Reine Élisabeth, dédié en 2025 au piano, se souviennent du magnifique parcours et des prestations éblouissantes du Belge Valère Burnon. Un artiste pour qui la musique est un langage en soi, un dialogue entre celui qui la joue et celui qui l’écoute.
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C’est à la Chapelle Musicale, située aux abords de Bruxelles, à l’orée de la forêt de Soignes, que le rendez-vous avec Valère Burnon a été fixé. Il est un habitué des lieux qu’il fréquente depuis quelques années déjà. « Musicalement, je m’y sens un peu chez moi, confie-t-il. C’est ma quatrième année à la Chapelle, un lieu qui m’a beaucoup apporté grâce à mes maîtres en résidence, Frank Braley et Avo Kouyoumdjian. Je me rends compte combien j’ai pu grandir en tant que musicien. D’autant plus que je suis venu pour pouvoir participer au concours Reine Élisabeth. Il y a ici un niveau de perspective et d’excellence qui est vraiment plus important qu’ailleurs. On attend de nous d’être encore plus à un niveau supérieur et qu’on se remette constamment en question. Je suis persuadé que c’est ainsi qu’artistiquement on grandit, quand on a à cœur de travailler chaque recoin, chaque petit détail du programme. J’ai pu aussi améliorer la manière dont j’aborde le piano, dont je le fais sonner. Sans doute y a-t-il d’autres endroits dans le monde qui le permet, mais c’est ici que j’ai pu vivre tout cela, avec la chance, en plus, d’être dans un cadre tellement agréable au cœur de la nature. Je m’y sens presque à la maison. »
APPRENDRE LA MUSIQUE
Cette maison dont parle Valère Burnon se situe à Marche-en-Famenne où il est né en 1998 et où il a grandi et effectué ses premiers pas de musicien. Une succession d’occasions lui a permis de découvrir la musique : la pratique de deux instruments, le violon et le piano, la rencontre avec des professeurs qui ont pu l’aiguiller en repérant son extraordinaire potentiel musical, des opportunités pour se former dans des lieux différents et prestigieux. « Je suis né dans une famille où personne n’était musicien, commente-t-il. Comme, tout petit, je n’arrêtais pas de chanter, mes parents se sont dit que ce serait bien de me donner des cours de musique. C’est moi qui ai émis le souhait de choisir le violon, que j’ai commencé à pratiquer après le solfège. À la maison, il y avait aussi un synthétiseur où je reproduisais d’oreille toutes les mélodies que j’entendais. J’ai alors suivi des cours privés de piano, ce qui m’a permis d’évoluer plus rapidement parce que j’étais plus libre. Le professeur Émilie Chenoy, avec qui j’ai commencé à Marche, m’a mis en relation avec son ancienne professeure, Marie-Paule Cornia, qui enseignait au Conservatoire Royal de Liège. Pendant dix ans, j’ai évolué très vite avec elle. Ensuite, je suis allé suivre mon master à Cologne. Et, après Imola, en Italie, je suis arrivé à la Chapelle en 2023. »
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