Je reviens tout de suite

Je reviens tout de suite

À l’occasion du Mercredi des Cendres, permettez-moi d’évoquer ici quelques extraits de deux romans de Jean Sulivan où l’humour et la mort font route ensemble, pour notre guérison.

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Publié le

18 janvier 2026

· Mis à jour le

26 janvier 2026
Le chroniqueur Gabriel Ringlet, la tête posée sur la main, portant des lunettes et regardant la caméra

Guérir de la mort… C’est sans doute un long travail de vie. Et peut-être, aussi, un long travail de rire… Je songe, en premier, à la nouvelle de Bonheur des rebelles, “Le corbillard en folie”, qui raconte le voyage un peu mouvementé de la grand-mère qui voulait être enterrée au Père-Lachaise, ce qui lui vaudra un voyage assez fertile en dépassements : 

« Moi, je dis au corbillard :

« Comprenez, la grand-mère c’était un numéro, elle aimait la vitesse, cette femme-là.

« Et note que c’est vrai. Pas du tout le genre pieusard de sa fille.

« Alors on ne va pas lanterner sur la route avec cet engin-là.

« On a roulé à du cent, mon vieux, sans dételer. Le corbillard faisait marcher son klaxon en permanence, une vraie sirène. Ça foutait la frousse aux gens qui se rangeaient et qui disaient : “Ça doit être un mort important, celui-là veut arriver avant les autres au jugement général”. » 

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