Je reviens tout de suite
Je reviens tout de suite
À l’occasion du Mercredi des Cendres, permettez-moi d’évoquer ici quelques extraits de deux romans de Jean Sulivan où l’humour et la mort font route ensemble, pour notre guérison.
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Guérir de la mort… C’est sans doute un long travail de vie. Et peut-être, aussi, un long travail de rire… Je songe, en premier, à la nouvelle de Bonheur des rebelles, “Le corbillard en folie”, qui raconte le voyage un peu mouvementé de la grand-mère qui voulait être enterrée au Père-Lachaise, ce qui lui vaudra un voyage assez fertile en dépassements :
« Moi, je dis au corbillard :
« Comprenez, la grand-mère c’était un numéro, elle aimait la vitesse, cette femme-là.
« Et note que c’est vrai. Pas du tout le genre pieusard de sa fille.
« Alors on ne va pas lanterner sur la route avec cet engin-là.
« On a roulé à du cent, mon vieux, sans dételer. Le corbillard faisait marcher son klaxon en permanence, une vraie sirène. Ça foutait la frousse aux gens qui se rangeaient et qui disaient : “Ça doit être un mort important, celui-là veut arriver avant les autres au jugement général”. »
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