Jusqu’où aider sans se perdre ?

Jusqu’où aider sans se perdre ?

Une aide qui s’épuise finit par se tarir.

Par

Publié le

26 avril 2026

· Mis à jour le

27 avril 2026
La chroniqueuse Josiane Wolff, souriant à la caméra, devant un fond en bois

Durant toutes ces années où le monde associatif a fait partie de mon quotidien, il m’a semblé que rendre service allait de soi. On ne se posait pas de questions. Il fallait donner un coup de main, on le donnait. Il y avait une demande, on répondait présent. Aujourd’hui, une autre réalité s’impose, plus discrète, mais tout aussi réelle : beaucoup se disent fatigués, comme si la générosité elle-même était en train de baisser les bras.

TELLEMENT D’APPELS À L’AIDE !

Les besoins sont de plus en plus nombreux, visibles, pressants… Les appels à la solidarité se multiplient. Dans nos quartiers, sur nos écrans, dans nos cercles proches, le message est relayé : ils ont besoin de nous. Une amie, pourtant très engagée depuis toujours, me confiait cette semaine qu’elle n’ose plus répondre à certains posts sur les réseaux de peur d’être à nouveau sollicitée. Un voisin, très investi dans l’entraide locale, me dit qu’il se sent dépassé. Il avoue, presque honteux : « Je n’en peux plus. J’ai l’impression de vider l’océan avec une cuillère à café. »

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

Envie de lire la suite ?

Découvrez nos offres d’abonnement…
Vous aimez le contact du papier ? Vous aimez lire directement sur Internet ? Vous aimez les deux ? Composez votre panier comme bon vous semble !

Déjà abonné-e ? Se connecter
Partager cet article

À lire aussi

  • Le chroniqueur Gabriel Ringlet, la tête posée sur la main, portant des lunettes et regardant la caméra
  • La chroniqueuse Josiane Wolff, souriant à la caméra, devant un fond en bois
  • Deux chevaux se trouvent dans la mer pour pêcher