Geneviève Damas à coeur et à comptes ouverts

Geneviève Damas à coeur et à comptes ouverts

Avec Respire, Geneviève Damas signe un seule-en-scène drôle et bouleversant entre confidences et récit familial. Si elle y parle d’argent, c’est surtout pour parler de l’humain.

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Publié le

26 avril 2026

· Mis à jour le

27 avril 2026
L'artiste Geneviève Damas sur une scène derrière un micro
© Hubert AMIEL

Dans sa longue robe fourreau noire d’une grande élégance, Geneviève Damas accueille son public avec chaleur. Un sourire, un petit mot, un geste bienveillant installent un climat presque familial. Chacun est reçu comme un ami avec qui la comédienne va partager, en toute confidence, ses hontes et son rapport à l’argent. On dirait qu’une soirée diapos se prépare puisqu’un projecteur est allumé et qu’un écran est déroulé, comme on le faisait dans les années 80, pour raconter ses vacances à ses amis. De même, Geneviève Damas emmène ses spectateurs dans un récit haletant, les plonge au cœur de son intimité dans une révélation presque impudique, mais jamais voyeuriste. Et parce qu’elle est sincère, elle rejoint l’intimité de chacun. Elle commence par énumérer les hontes qui la broient de l’intérieur, depuis ses rires aux éclats qui se terminaient par des pipis dans la culotte, jusqu’à son goût immodéré pour le chocolat. Mais la pire, celle qui reste son plus grand tabou, c’est l’argent. 

L’ARGENT COMME PRÉTEXTE

D’où vient son impossibilité à dépenser ? Geneviève Damas amasse et ne délasse les cordons de sa bourse qu’après de longues remises en question. Regardez cette fameuse robe noire qui la rend tellement belle qu’on dirait qu’elle a été cousue sur elle ! Quand elle a voulu l’acheter dans un magasin chic de Bruxelles et qu’elle l’a essayée dans la cabine, elle a entendu une voix aux accents maternels lui souffler dans l’oreille combien cette dépense était absurde. Elle en trouverait une autre, tout aussi jolie et bien moins chère chez C&A. Et en même temps, une seconde voix aux tonalités paternelles la poussait à profiter de cette bonne affaire. La robe était à moins 40% et elle avait bien le droit de se faire plaisir et d’être élégante. Ces voix intérieures l’ont rendue tellement indécise qu’elle est repartie sans l’emporter, avant de revenir sur sa décision quelques jours plus tard.

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