Faire face au réel
Faire face au réel
« Ça commence parfois par une inquiétude ou un malaise. On se sent en décalage. On a le sentiment de ne pas être “à sa place”. »
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Cette observation de la philosophe Claire Marin, dans son ouvrage Être à sa place, habiter sa vie, habiter son corps, correspond à un sentiment parfois éprouvé par les croyants dans un monde sécularisé. Mais qu’est-ce qu’être “à sa place” ? La relation personnelle au Christ dans la foi peut être envisagée comme un espace qui se cultive et, tout à la fois, nous donne une place – car notre être au monde en est changé – et nous dé-place.
QUE CHERCHEZ-VOUS ?
L’expérience des premiers disciples dans l’Évangile de Jean (1, 35-42) est de cet ordre. Ils ont besoin d’être réorientés. Jean le Baptiste, lui, connaît sa place : il est celui qui annonce, non Celui qui vient. Mais ses disciples ont du mal à “déplacer” leur fidélité. Par deux fois, Jean-Baptiste proclame : « Voici l’Agneau de Dieu. » Or ses disciples évoquent Jésus d’abord comme maître, ensuite comme Messie. Il leur faut clarifier son identité pour, qu’à leur tour, ils comprennent la leur. Ils sont en chemin, ils cherchent leur place.
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