Résistance et solidarité à Haïti
Résistance et solidarité à Haïti
Les collectes mises en place en mars dans les paroisses catholiques de Wallonie et de Bruxelles pour l’ONG Entraide et Fraternité concernent ce petit pays insulaire souffrant de la pauvreté et d’un cycle infini de crises et catastrophes. Éclairage avec l’un de ses spécialistes, le chercheur Frédéric Thomas qui lui consacre un nouvel essai.
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« Le petit État insulaire qu’est Haïti doit demeurer au centre des préoccupations mondiales pour des raisons historiques et du fait des défis à relever par la majorité pauvre de ses douze millions d’habitants, comme le fait Entraide et Fraternité », estime Frédéric Thomas, chargé d’études au CETRI (Centre tricontinental).C’est avant et après le tremblement de terre survenu à Haïti en janvier 2010 que celui qui travaillait alors pour l’ONG Entraide et Fraternité a découvert la pauvreté, « mais aussi et surtout le courage et les capacités des hommes et des femmes de ce pays ».
Quasi aussi grand que la Belgique et partageant la même île que la République dominicaine, Haïti a été une colonie espagnole puis française, avant de devenir indépendante en 1804 après la première révolution noire au monde, commencée en 1791. Elle a ensuite connu des années de dictatures et de crises, alors que le conseil présidentiel a juste passé son pouvoir à l’actuel Premier ministre, sans avoir pu organiser des élections. Subissant des ingérences américaines et internationales, la moitié de sa population souffre de la faim et on compte plus d’un million de personnes déplacées. Malgré cela, les habitants, et spécialement les femmes, se montrent résistants et solidaires.
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