Terre-en-Vue protège les terres agricoles

Terre-en-Vue protège les terres agricoles

Ces trente dernières années, en Belgique, quarante-trois fermes ont disparu en moyenne chaque semaine. Et, en Wallonie, deux mille hectares de terre perdent annuellement leur affectation agricole. L’ASBL Terre-en-vue lutte contre cette dramatique réalité en mettant des terres à la disposition d’agriculteurs et agricultrices.

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Publié le

18 mars 2026

· Mis à jour le

2 avril 2026
Membres de l'ASBL Terre-en-Vue dans un champ les uns à côté des autres
©Terre-en-Vue

« On croit en l’avenir ! Parce qu’en Wallonie, nous avons des terres magnifiques et des agriculteurs et agricultrices convaincus et engagés ! » Ce cri du cœur est celui de Zoé Gallez, juriste à Terre-en-vue, association qui, depuis quatorze ans, est attachée à la préservation des terres agricoles à long terme et à ce qu’elles soient gérées de manière responsable. Elle participe à cette mobilisation afin de faciliter l’accès à la terre pour des agriculteurs et agricultrices porteur·euses de projets agroécologiques. « Face à la dégradation progressive du paysage agricole, si on se laisse faire, en 2030, il n’y aura plus que quelques gigantesques exploitations industrielles. Nous visons à extraire les terres de la spéculation foncière par une propriété et une gestion collective et citoyenne de ce qui est considéré comme un bien commun. »

TROUVER DES FONDS

La ferme des coquelicots, non loin de Tournai, est un bel exemple d’une missions de Terre-en Vue. À la ferme des coquelicots, près de Tournai, Pierre et Sophie sont deux jeunes agriculteurs passionnés par leur métier. Sophie produit une diversité de légumes et des céréales dans le respect des sols et de la biodiversité. Contre un abonnement annuel, une centaine de personnes de la région se fournissent chez elle et participent aux permanences de distribution de ses produits dans le magasin situé sur le lieu de culture et à des chantiers participatifs locaux. Pierre, de son côté, élève un troupeau de cinquante chèvres dont il transforme le lait en yaourts et fromages disponibles sur place. Leur propriété compte trente-huit hectares, mais ils se sentaient un peu à l’étroit et souhaitaient s’agrandir. L’horizon leur semblait sombre, quand ils ont appris que Michel, un fermier voisin âgé de 55 ans, cultivateur de céréales et éleveur de vaches, commençait à fatiguer. Et ses enfants ne voulaient pas prendre sa succession.

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