Yvan Vergoustraete : Transmettre et non durer

Yvan Vergoustraete : Transmettre et non durer

Entrepreneur devenu président des Engagés puis eurodéputé, Yvan Verougstraete est passé du monde des start-up à celui de la politique. Un parcours semé d’embûches, qui en fait un politicien pas comme les autres, lui qui dit n’avoir jamais voulu « être quelqu’un », mais simplement « être utile ».

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Publié le

27 février 2026

· Mis à jour le

27 février 2026
Photo d'Yvan devant un fond noir
© Les Engagés

Entrepreneur devenu président des Engagés puis eurodéputé, Yvan Verougstraete est passé du monde des start-up à celui de la politique. Un parcours non semé d’embûches, qui en fait un politicien pas comme les autres, lui qui dit n’avoir jamais voulu « être quelqu’un », mais simplement « être utile ».

— Depuis que vous ne vous occupez plus de la formation du gouvernement bruxellois, vous devez avoir plein de temps libre…

— Si seulement… Hier, ma femme m’a regardé et m’a dit : « Petit chou, j’ai vraiment pitié de toi. Tu as une tête… Je vois bien que tu es crevé, que tu n’en peux plus. Mais je suis désolée : tu l’as choisi. »

— Vous n’avez pas plus de temps…

— Non. La vie politique est difficile. Je gérais plus facilement mon temps quand j’étais patron d’une entreprise de plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires ! En politique, l’investissement humain et émotionnel est une charge énorme.

— Vous êtes entré en politique assez tard, après une trajectoire d’entrepreneur. Qu’est-ce qui vous y a amené ?

— Un momentum. Je suis arrivé au bon moment, au bon endroit. Ce n’est pas seulement un coup de bol. Lukaku met des goals, même quand on lui reproche d’avoir parfois les pieds carrés : il est surtout toujours au bon endroit, au bon moment. Chez moi aussi, il y a une part de hasard, et une part de décision. Quand je suis arrivé chez Les Engagés, on me demandait tout le temps pourquoi, manager de l’année, je rejoignais un parti qui allait disparaître. Je répondais : parce que cela correspond à un combat auquel je crois. S’il avait fallu couler avec Les Engagés, je l’aurais fait. J’étais en ordre avec ce que je pensais.

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