1Toit2Âges : une cohabitation pour rompre deux solitudes

1Toit2Âges : une cohabitation pour rompre deux solitudes

Il y a le sentiment de solitude des personnes âgées, surtout au-dessus de 75 ans, qui devient une réalité particulièrement prégnante. Et la pénurie et le coût de plus en plus élevé de logements étudiants. Pour lutter contre ces deux constats, l’ASBL “1 Toit2 Âges” met en relation les deux générations.

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Publié le

28 août 2026

· Mis à jour le

31 août 2026
Plusieurs personnes âgées assises et souriantes
© 1 Toit2 Âges

Lors de ses études en Belgique, Claire de Kerautem, d’origine française, avait déjà observé cette double problématique. En 2009, elle revient en Belgique et constate que la situation s’est (encore) aggravée. En France, à l’époque, le concept d’habitat intergénérationnel commence à percer : un senior vivant seul et en recherche de compagnie ouvre sa porte à un ou une étudiant(e) dans un esprit de partage et de solidarité. D’autant plus que les seniors souhaitant entrer en maison de repos étaient de plus en plus nombreux et le manque de place, récurrent. « Ma cousine avait vécu plusieurs années avec ma grand-mère, raconte-t-elle, et la cohabitation s’était passée royalement. Je me suis alors demandé si ce type de cohabitation pouvait se concrétiser autour de nous ici, à Bruxelles, où nous venions, mon mari et moi, de nous installer. En fait, permettre de concrétiser ces deux besoins : la solitude des seniors et des kots abordables pour les étudiants. J’ai pris contact avec les responsables logement de l’UCL et de l’ULB qui ont encouragé mon initiative. » Ainsi est née “1 Toit2 Âges”.

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Le bourgmestre d’Etterbeek, Vincent De Wolf, s’est montré enthousiaste, organisant une conférence de presse. « Suite à cet écho, de premiers “binômes” se sont présentés, ouvrant ainsi la possibilité aux seniors de rester à domicile plus longtemps, rassurés par la présence régulière de jeunes avec qui partager de bons moments. Nous avons ensuite reçu des subsides publics. Céline Frémault, la ministre bruxelloise du Logement de l’époque, nous a ouvert les cordons de la bourse régionale pour alimenter notre expérience, nos activités devenant de plus en plus importantes. Nous avons donc pu professionnaliser notre association. Seule bénévole avec mon mari, j’ai pu prendre la direction de l’ASBL et engager des collaboratrices. Nous fonctionnons aujourd’hui avec treize personnes (8,5 équivalents temps plein). Notre activité est un vrai métier. Même subsidiés, nous tenons à ne pas trop dépendre des deniers publics en veillant à notre indépendance financière. Le chiffre d’affaires de 1T2A atteint malgré tout 740 000 €. »

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