Le paradoxe du bonheur

Le paradoxe du bonheur

Vouloir être heureux chaque jour reviendrait à demander au ciel de rester bleu toute l’année.

Par

Publié le

29 août 2026

· Mis à jour le

1 septembre 2026
Portrait de la chroniqueuse Josiane Wolff

« J’ai tout ce dont on peut rêver… et pourtant je suis malheureux. » Cette phrase, tirée du roman L’Élégance du hérisson de Muriel Barbery, possède une force étonnante. Elle résume à elle seule l’un des grands paradoxes de notre époque : comment peut-on disposer de tout ce qui est censé rendre heureux et éprouver malgré tout un sentiment de vide ?

Nous vivons dans une société, du moins dans la belle partie de notre monde, qui ne manque pas de grand-chose. Les progrès techniques nous facilitent la vie et les loisirs sont à portée de clic. Nous avons appris à gagner du temps, mais nous ne savons plus toujours quoi en faire. Nous possédons davantage que les générations précédentes, sans avoir pour autant le sentiment d’être plus heureux. À force de frustrations, de courir après ce qui nous manque, de listes de vœux interminables, nous finissons par ne plus voir ce que nous possédons déjà. Dès qu’un objectif est atteint, un autre apparaît : une promotion en appelle une autre ; les vacances d’hier deviennent la routine d’aujourd’hui ; notre regard est constamment attiré vers l’horizon. Le bonheur nous attendrait-il toujours un peu plus loin ?

La suite de cet article est réservée aux abonnés.

Envie de lire la suite ?

Découvrez nos offres d’abonnement…
Vous aimez le contact du papier ? Vous aimez lire directement sur Internet ? Vous aimez les deux ? Composez votre panier comme bon vous semble !

Déjà abonné-e ? Se connecter
Partager cet article

À lire aussi

  • Couverture du livre
  • House of Compassion
  • Philippe Hensmans, dehors devant des arbres, les mains dans les poches et souriant à la caméra
  • Portrait en noir et blanc du visage de Laurent Capelluto