Adélaïde Charlier : jeune activiste et femme engagée

Adélaïde Charlier : jeune activiste et femme engagée

En 2019, Youth for Climate rassemblait des milliers de jeunes dans les rues pour alerter sur l’urgence climatique. Parmi les visages de cette mobilisation, une Namuroise de 17 ans : Adélaïde Charlier. Si le mouvement semble aujourd’hui s’être essoufflé, sa détermination, elle, est restée intacte.

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Publié le

26 avril 2026

· Mis à jour le

27 avril 2026
Photo d'Adélaïde Charlier
© Delphine GROTE

« Je n’arrêterai jamais, mais vraiment jamais, de me battre pour le climat. Je suis déterminée – désolée pour ceux que ça déçoit », évoque d’emblée la jeune femme. Le ton est donné. À seulement 25 ans, Adélaïde Charlier est devenue l’une des figures emblématiques de la lutte pour le climat en Belgique. Depuis sept ans, elle se définit comme une activiste pour la justice climatique. L’engagement de celle qui est en partie à l’origine des grandes manifestations de 2019 est resté intact au fil des ans. « Je travaille aujourd’hui dans mon association (The Bridge) fondée après mes études et qui coordonne les mouvements climat à travers toute l’Union européenne. En parallèle, j’exerce aussi chez G1000, organisation qui travaille sur l’innovation démocratique. Mon quotidien mélange donc activisme pour le climat et évolution de la justice démocratique. »

QUATRE ANS AU VIETNAM

Son implication dans la lutte climatique a eu plusieurs influences. « Même si mes parents étaient un peu conscientisés, ils n’étaient pas activistes. Par contre, mes quatre ans au Vietnam m’ont confrontée de plein fouet aux conséquences climatiques. En parallèle, j’étais à l’école des Nations Unies qui enseignait différentes crises, dont celle de l’urgence climatique », explique-t-elle. De retour en Belgique, constatant que les enjeux pour le climat ou contre les inégalités dans le monde sont absents du système éducatif, elle s’implique dans diverses associations comme Oxfam ou Amnesty. « Un jour, j’ai vu qu’un groupe d’amis faisait des grèves pour le climat à Anvers. J’étais intéressée, mais je ne voulais pas rater l’école. Par la suite, je les ai finalement rejoints en tant que représentante francophone, et j’ai réalisé que ma place était là et pas en cours. »

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