« 22 olibrius en culottes courtes »
« 22 olibrius en culottes courtes »
L’humoriste Pierre Desproges ne supportait pas « ces vingt-deux olibrius débiles en culottes courtes qui se battent comme des chiffonniers pour l’obtention d’une vessie ».
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Dans ses brûlantes Chroniques de la haine ordinaire, on comprend que sa “détestation” du ballon rond remonte loin : « Quand j’étais jeune garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : “Ah, la fille !” ou bien : “Tiens, il est malade”, tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footballité. » Même Dieu en prend pour son grade dans la haine footballistique desprogienne : « Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper. »
L’écrivain Umberto Eco raconte de son côté que c’est à la fin d’un match de football, à l’âge de 13 ans, qu’il a douté pour la première fois de l’existence de Dieu. Il précise même qu’à la sortie du stade, effrayé, il est allé se confesser « auprès d’un sage capucin », qui s’étonnera de son étrange idée « parce que des gens dignes de foi comme Dante, Newton et… Tartempion avaient cru en Dieu sans problème. Confus devant ce consensus universel, je remis d’une dizaine d’années ma crise religieuse. »
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