S’unir pour ouvrir l’accès aux textes sacrés

S’unir pour ouvrir l’accès aux textes sacrés

Les textes sacrés appartiennent-ils aux hommes, aux femmes, aux gens ou aux institutions ? Les pouvoirs politiques tentent de s’approprier l’autorité du sacré pour le détourner à leur service.

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Publié le

5 juin 2026

· Mis à jour le

5 juin 2026
La chroniqueuse Floriane Chinskyok souriant à la caméra

À l’approche de la fête du don de la Torah, je souhaite aborder certains éléments concernant la Torah écrite et la Torah orale, sa lecture, son interprétation, et les instrumentalisations qui en sont faites. Concernant le sacré, le texte sacré, à qui le sacré est “donné” et qui y trouve sa place : pouvons-nous être allié·es contre les instrumentalisations et les discriminations, au niveau interreligieux et international ?

Selon la Bible, lors du don de la Torah, les femmes, comme les hommes, sont présentes. L’exclusion progressive des femmes se fait plus tardivement, sous l’influence de la société romaine qui exclut les femmes de la citoyenneté. Aujourd’hui, elle se manifeste par les discriminations au sein des synagogues consistoriales, qui sont légitimées par les pouvoirs politiques. Créé par Napoléon en 1808, le Consistoire Central Israélite est identifié au judaïsme légitime par les autorités, en Belgique comme en France, ce qui influence évidemment aussi les perceptions juives. Les femmes sont en haut, au balcon, et n’y jouent aucun rôle liturgique. Dans ces conditions, défendre un judaïsme égalitaire est un défi quotidien. 

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