Fabien Lejeusne : de l’orphelinat à l’épiscopat

Fabien Lejeusne : de l’orphelinat à l’épiscopat

Après une enfance en orphelinat et un baptême à 18 ans, Fabien Lejeusne est nommé nouvel évêque du diocèse de Namur et Luxembourg en octobre 2025, à la veille de ses 52 ans. Depuis son ordination, il prend ses marques. Religieux assomptionniste, il quitte la vie communautaire pour une charge diocésaine, plus “solitaire”. Sa devise : « Que vienne Ton règne. »

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Publié le

26 avril 2026

· Mis à jour le

27 avril 2026
Photo de Fabien Lejeune devant un buisson
© Stephan GRAWEZ

Le 7 décembre 2025, vous avez été ordonné évêque de Namur. Si un ami vous l’avait prédit il y a deux ans, vous ne l’auriez pas cru… 

—Non. D’abord parce que cette fonction ne correspond absolument pas à ma vocation, à mon choix de vie. Je suis religieux de la congrégation des assomptionnistes avec une vie communautaire, un charisme et une spiritualité liés à celle-ci. Lorsque jeune, je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie et que, dans mon discernement, j’avais fait très clairement le choix de la vie religieuse, jamais je ne me serais projeté dans un ministère d’évêque. Avec mon parcours un peu atypique puisque j’ai été baptisé à 18 ans, ce qui n’est pas classique pour un évêque.

— Vous avez tout de suite accepté ou hésité ? Quel a été votre cheminement ?

— Je savais qu’il y avait une consultation sur mon nom, mais je prenais ça à la rigolade en disant : « Moi, évêque, c’est juste pas possible. » Et je m’étais mis de toute façon dans la disposition d’esprit de dire non. Mais peu de temps avant, le Père général de notre congrégation m’a dit que le bien de l’Église passe avant le bien de la congrégation, et le nôtre passe en tout dernier. Quand le nonce me l’a proposé, j’ai essayé d’argumenter pour lui dire que ce n’était pas possible, que ce n’était pas ma vocation, que vu mon parcours, j’avais depuis trop longtemps quitté la Belgique et d’autres arguments, mais sans le convaincre.  

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