La non-crise de la cinquantaine

La non-crise de la cinquantaine

Avec la rentrée de septembre, la version “papier“ de L’appel rajeunit sa page de couverture. Il faut dire que cela faisait plus de dix ans que nous n’avions plus opéré de modifications dans notre graphisme et notre mise en page. Si la présentation intérieure des numéros est entre-temps restée au goût du jour, nous devons reconnaître que celle de la première page l’était devenue beaucoup moins…

Par

Publié le

28 août 2026

· Mis à jour le

28 août 2026
Avec la rentrée de septembre, la version “papier“ de L’appel rajeunit sa page de couverture. Il faut dire que cela faisait plus de dix ans que nous n’avions plus opéré de modifications dans notre graphisme et notre mise en page. Si la présentation intérieure des numéros est entre-temps restée au goût du jour, nous devons reconnaître que celle de la première page l’était devenue beaucoup moins…

Alors que le magazine souffle les bougies d’un demi-siècle d’existence, il était donc temps de remettre nos pendules à l’heure de la modernité. L’essentiel de la couverture est désormais focalisé sur un seul personnage, sujet d’un article dans le numéro. À côté de lui, nous invitons le lecteur à porter de son attention sur trois autres articles, dont les sujets sont incarnés par des personnalités fortes. Mais sans plus multiplier les photographies. Le travail de la couverture se veut ainsi plus esthétique, plus épuré, comme cela est actuellement dans la presse magazine.

Ces derniers temps, plusieurs spécialistes en graphisme nous avaient aussi interrogés sur le caractère fort massif du titre “L’appel” qui barrait le haut de nos couvertures de grosses lettres rouges. Auprès des générations les plus jeunes, cela rappelait plus l’image d’une publication politique ou d’un journal syndical que celle d’un magazine qui entend, avec légèreté, fournir à ses lecteurs des articles sur « l’actualité qui fait sens ».

Le reproche était compréhensible. Longtemps, L’appel avait tenté de jouer avec les codes classiques des titres de la presse périodique, qui sont presque toujours en rouge, pour attirer l’attention du lecteur. Mais cela devenait sans doute trop envahissant.

Il fallait alléger pour que l’intention du projet rédactionnel se perçoive dès la couverture. Voilà qui est fait, tout en conservant en rouge le petit cartouche flanqué d’une pointe vers le bas du “L’” de L’appel qui crée notre marque visuelle, tant dans l’édition papier que sur le site internet.

Alors que le magazine souffle ses cinquante bougies, ils’offre ainsi un relooking modeste, mais volontairement contemporain, au diapason des formulations graphiques actuelles.

À l’occasion de cette “rentrée”, Gabriel Ringlet a aussi accepté de conférer à sa chronique une nouvelle formule, davantage proche des chroniqueuses et chroniqueurs de diverses philosophies et confessions que nous accueillons dans la rubrique “Croire ou ne pas croire”. Il en explique le projet dans ce numéro. Celui qui, il y a cinquante ans, était un des fondateurs de L’appel-images du mois, y rejoint désormais pleinement nos autres auteur·e·s. 

Cela me permet de souligner une nouvelle fois le caractère unique en son genre de ces pages où dialoguent des personnalités libres, porteuses chacune d’un regard particulier sur le monde qui nous entoure… Et de rappeler que ces « personnages » seront en dialogue « en quête de sens » lors de la soirée exceptionnelle du 20 octobre prochain à La Sucrerie de Wavre. La réservation des places (10€) se fait via le site billetweb.be. L’affiche de l’événement figure en dernière page de l’édition “papier” de ce numéro. Un mini-site a aussi été créé pour présenter ce moment  de manière précise : www.6personnages.be.

Si, comme L’appel, vous pensez que, à l’heure des replis identitaires et des discours dogmatiques, il est urgent qu’existent des lieux où l’on dépasse les barrières, et que la soirée du 20 octobre peut être l’un d’entre eux, n’hésitez pas à faire circuler cette adresse web ou l’affiche de l’événement sur vos réseaux sociaux et auprès de vos amis.

Non, L’appel ne vit pas sa “crise de la cinquantaine”. Il prépare son futur… Avec vous.

Partager cet article

À lire aussi

  • Un homme et une femme assis sur un banc. La femme fume une cigarette.
  • Couverture du livre de Christine Singer "Une vie sur le fil de la merveille"
  • Le chroniqueur Hicham Abdel Gawad regardant la caméra, se trouvant à l'extérieur devant un buisson