Comme si tu étais toujours là

Comme si tu étais toujours là

L’un et l’autre nous ont quittés il y a quelques semaines. L’un et l’autre ont connu la scène et fait vibrer les foules. Mais elle et lui ont aussi traversé, douloureusement, des moments écorchés.

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Publié le

1 octobre 2026

· Mis à jour le

3 octobre 2026
Photo du chroniqueur Gabriel Ringlet

Il est parfois bon de garder ses vieux 33 tours. Bien m’en a pris puisqu’en apprenant le décès de Marie-Paule Belle, je me suis précipité dans ma discothèque pour découvrir que j’en avais encore sept ! Et du coup – que les plus jeunes générations me pardonnent – je me suis replongé jusqu’au bout des oreilles dans ses chansons des années 1970-1980 dont la modernité reste impressionnante. Et, à ma grande surprise, les mots me revenaient en mémoire avec une joie que j’avais peine à dissimuler. C’est que l’humour, la liberté, l’irrévérence, l’espièglerie de Marie-Paule Belle m’envahissaient à nouveau à travers des morceaux comme Mon nez, La Brinvilliers, Wolfgang et moi, et la Parisienne, évidemment ! Je nous entends encore chanter sous chapiteau à Louvain-La-Neuve où nous sommes plus de 600, joyeusement déchaînés, cette fameuse Parisienne dont le refrain ne me quittera plus : « Je ne suis pas parisienne / Ça me gêne, ça me gêne / Je ne suis pas dans le vent / C’est navrant, c’est navrant. »

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