Des livres d’automne
Des livres d’automne…
Des livres d’automne…
Des lectures spirituelles…
Le premier roman de l’auteur canadien d’origine haïtienne Teylison Orélien, C’était ça ou mourir, est le plus remarqué et l’un des plus vendus cet automne. Accusé d’avoir été écrit avec l’intelligence artificielle, il reste un chef-d’œuvre qui raconte, de l’intérieur, la migration et l’exil.
Popularisée par son concepteur dès les années 1990, la “fenêtre d’Overton” balise ce qui semble acceptable et admissible dans le monde des idées, des discours et propositions politiques. Grande ouverte ou entrebâillée, elle donne à voir le monde tel qu’il est. Cependant, explique Benjamin Biard (CRISP), les vents de l’extrême droite tentent d’en forcer les ouvrants.
Le conflit israélo-palestinien est une déchirure géopolitique, historique, spirituelle, dont Jérusalem est le cœur battant, trop souvent laissée de côté dans les négociations. Elle pourrait pourtant être la porte pour préparer la paix, comme le pense l’ancien diplomate Bernard Philippe, co-auteur d’un livre sur cette ville trois fois sainte.
Il y a deux ans, un centre pour personnes confrontées aux formes les plus diverses de traumatisme voyait le jour à Schaerbeek : RebornTrauma. Derrière cette création, une jeune Française trentenaire, psychologue clinicienne et docteure en psychologie. L’aboutissement d’un parcours d’engagements et de rencontres qu’elle ne croit pas dû au hasard.
Les subventions aux associations ont fondu comme neige au soleil, mais pas les besoins. Générations solidaires, un appel à projets porté par le média L’Avenir et la Fondation Roi Baudouin veut combler une place laissée vide et démontrer l’importance d’une entraide en société.
Élue en 2020 rectrice de l’Université de Libre de Bruxelles, réélue quatre ans plus tard, Annemie Schaus revalorise la notion de libre examen par le développement de l’esprit critique, des échanges interdisciplinaires et du dialogue. Et porte une attention particulière aux étudiants en cultivant la bienveillance et en veillant à ce qu’aucun ne soit abandonné en route.
Pas loin de la Grand-Place de Bruxelles, une lourde porte s’ouvre sur un autre siècle. Chez Cantillon, cuves anciennes, tonneaux de chêne et toiles d’araignée racontent une tradition brassicole bruxelloise presque disparue. Depuis plus de 120 ans, le lambic fermente ici au rythme des saisons, sous l’œil vigilant d’une famille déterminée à préserver un savoir-faire unique.
Il y a des moments où les événements qui agitent le monde perdent soudain leur emprise, comme si plus rien ne comptait que ce que l’on est en train de vivre. Oserait-on parler d’un « moment de grâce » ? L’expression est peut-être un peu forte, mais elle n’est pas loin de traduire ce que l’on ressent alors.