Lectures spirituelles
Lectures spirituelles
Lectures spirituelles
« Respirer, c’est relier son souffle à celui des autres », écrit la journaliste et théologienne Claude Plettner qui nous invite à « Souffler sur quelques lueurs ». Surtout par temps d’inquiétude.
Le philosophe et sociologue Edgar Morin avait l’art de saisir en quelques mots l’esprit du temps. En témoigne cette formule : « À force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »
Vouloir être heureux chaque jour reviendrait à demander au ciel de rester bleu toute l’année.
Il y a le sentiment de solitude des personnes âgées, surtout au-dessus de 75 ans, qui devient une réalité particulièrement prégnante. Et la pénurie et le coût de plus en plus élevé de logements étudiants. Pour lutter contre ces deux constats, l’ASBL “1 Toit2 Âges” met en relation les deux générations.
Depuis plusieurs décennies, Alain Berenboom mène en parallèle deux vies qu’il juge totalement cohérentes, celle d’avocat spécialisé dans le droit d’auteur et celle de romancier racontant la Belgique d’hier ou le monde d’aujourd’hui. Son nouveau roman, Le soupçon ordinaire, est un plongeon en 2060 où l’ONU a décrété la suppression, et donc l’interdiction, de la religion juive.
Passer une journée hors du temps, loin de la maladie, dans un parc animalier, au mariage d’un proche ou au bord de la mer : voilà des souhaits que l’ASBL liégeoise permet de réaliser à des personnes en soins palliatifs.
En situation de handicap physique lourd depuis sa naissance, Luc De Keersmaeker, avocat honoraire du barreau de Bruxelles, est aujourd’hui à l’aube de ses 70 ans. Il pointe l’importance d’oser demander pour vivre dignement. Témoignage lumineux sur la façon de transformer les obstacles en solutions et opportunités de rencontres.
« Le confinement doit ouvrir sur l’essentiel et un changement radical est possible », espérait Edgar Morin en pleine période de crise. Six ans après, on en est loin : tout est peu ou prou redevenu comme avant, les changements ont été davantage individuels que sociétaux.
À La Baraque à Louvain-la-Neuve, comme dans les 130 Centres d’Expression et de Créativité (CEC) wallons et bruxellois, un public non initié peut s’exercer à une palette de disciplines artistiques. Chacun possède en lui une fibre créatrice à développer pour être acteur – et pas seulement consommateur – de culture.